Aikido Budo Hericourt : l'Aikido d'Iwama à Héricourt et Besançon

Gashuku 2009 - Philippe VOARINO

Déplacement du club à l'extérieur, à Juan-les-Pins, du 18-04-2009 au 25-04-2009

Compte rendu de Matthieu, 4ième DAN TAI

“Il n’est possible de parler de continuité que si la fin d’un mouvement, d’une action, se confond avec le début du mouvement, de l’action suivante...” Voilà ce que Philippe Voarino nous expliquait en ce dernier jour de gashuku. La continuité, je dirai, a été le maître mot de ce gashuku 2009.

Ce n’est pas moins d’une quarantaine de pratiquants qui se sont déplacés du Liban, de Belgique, d’Allemagne, d’Italie, d’Angleterre, de Dubaï et bien sur des quatre coins de la France pour recevoir pendant une semaine l’enseignement de Philippe Voarino. Et bien qu’il y ait de nombreux stages de Philippe Voarino durant l’année il n’y en a qu’un qui réunit année après année la majorité des enseignants de TAI, le gashuku d’avril à Juan les Pins. Ce stage s’inscrit donc dans la formation continue des professeurs et en tant que tel le stage a tenu toutes ses promesses au niveau technique.

En effet Philippe Voarino, durant tout ce stage, a proposé un enseignement de l’aïkido, du takemusu aiki. Cette phrase peut faire sourire, car il semble normal qu’un enseignant d’aïkido enseigne l’aïkido et pourtant... Un enseignant d’aïkido en général n’enseigne que des outils permettant un jour de toucher du doigt l’aïkido le temps d’une technique, tous ces outils sont réunis pour former alors une méthode. Mais tout cela n’est pas encore l’aïkido, Philippe Voarino nous a enseigné bien plus...

Il nous a enseigné l’aïkido, partir du principe premier et manifester une technique selon le contexte. Il nous a sensibiliser au fait qu’à ce niveau de pratique nous passons dans le monde des conséquences, le déséquilibre, la position du corps, la sécurité..., tout cela sera la conséquence naturelle de la manifestation du principe dont la justesse nous fera évoluer techniquement sur un chemin vertueux ou vicieux.

Il nous a démontrée que par le principe toutes les questions peuvent trouver réponse et qu’il ne faut pas chercher ailleurs ou trouver des trucs pour faire face à certaines situations car bien souvent tout découle d’un manque de justesse dans l’application du principe ou tout simplement dans le fait que le pratiquant se situe toujours au niveau de l’étude et non de l’application. Il faut faire confiance au principe, à l’aïkido, à son professeur...

Philippe Voarino nous a permis d’aller au-delà de la technique, d’avancer sur le chemin de continuer notre ascension.

Mais le gashuku c’est également des retrouvailles avec des amis que l’on n’a pas / plus l’occasion de voir souvent. C’est la possibilité de passer un peu de temps sous le soleil de Juan les Pins à se raconter ce qu’il se passe respectivement chez les uns et les autres, c’est le moment de se remémorer des anecdotes de stages ou de pratique... C’est la possibilité de faire vivre une amitié.

Le gashuku malheureusement pour certains c’est aussi des blessures qui marquent une pause dans la pratique (je pense tout particulièrement à Marc à qui je souhaite un bon rétablissement). Et pour ceux qui doivent s’arrêter, les autres doivent continuer...

Et avant de retrouver tout cela l’année prochaine nous allons continuer à nous entraîner chacun de notre côté mais tous réunis autour d’une certaine idée de l’aïkido.

Je finirai en remerciant Philippe Voarino qui n’a peut être pas le titre mais qui a tout d’un shi-han. Je remercie les différents partenaires que j’ai eu durant toute cette semaine pour m’avoir permis d’avancer sur la voie et je remercie mes amis de tous ces bons moments passés.

A tous à l’année prochaine et bonne continuation...

Matthieu

aikido budo hericourt association de loi 1901